Environnement

Existe t'il un lien entre votre projet photovoltaïque et le réchauffement climatique?

Réponse : Oui, un lien direct. Voici pourquoi :

Le risque du réchauffement climatique

Le 4 ème rapport du GIEC (Groupement Intergouverrnemental sur l'évolution du climat), sorti en 2007, a fait prendre conscience au monde que le risque du réchauffement climatique est plus important que prévu :

  1. Le réchauffement climatique est sans équivoque car il est maintenant évident dans les observations des températures moyennes.
  2. Il y a désormais consensus sur le fait que l'essentiel du réchauffement général moyen constaté depuis 50 ans est attribuable à l'augmentation de concentration des GES liés à l'activité humaine.
  3. Au délà du seuil de danger - une augmentation de 2 ° C de la température moyenne du globe par rapport à l'ère pré-industrielle - des évènements climatiques graves sont probables et les scientifiques craignent des effets potentiellement catastrophiques d'emballement climatique.
  4. Si les émissions de CO2 liées à nos activités se poursuivent comme actuellement, il y a 90 % de chance que l'augmentation de la température moyenne du globe dépasse 2 °C avec une valeur probable de 3 °C.

Certes, il demeure des incertitudes dans les modèles climatiques utilisés, malgré leur progrès notables depuis le 3 ème rapport. Mais la nature des risques associée aux incertitudes du changement climatique renforce ce sentiment de criticité :

  • Premièrement, ces risques font peser sur l'ensemble des futures générations de l'humanité la menace de conséquences catastrophiques.
  • Deuxièmement, les conséquences liées à ces risques sont irréversibles
  • Troisièmement, l'incertitude est valable dans un sens comme dans l'autre : il existe autant de probabilités de conséquences mauvaises que de conséquences plus modérées.

Comme le dit le rapport, « on ne peut exclure une augmentation de la température à 6,4 ° ».

En définitive, nous sommes arrivés aujourd'hui à un point de criticité du réchauffement climatique qui fait que nous ne pouvons plus « jouer avec le feu ». Le risque et l'incertitude nous poussent à agir.

Le monde en ordre de marche pour réduire ce risque

La communauté internationale n'a pas attendu le 4 ème rapport du GIEC pour agir mais celui-ci a contribué à renforcer et accélérer ses actions. Notamment, en permettant la définition d'une cible claire et raisonnable de l'action Internationale : le seuil de danger de 2 °C .

Les objectifs :
Ne pas dépasser le seuil des 2° C, donc viser une stabilisation de la concentration des GES dans l'atmosphère à 450 ppm eqCO2 et pour cela diminuer les émissions du monde entier d'environ 50 % d'ici 2050 en présentant un pic en 2020.

Sur la base de cette trajectoire, le monde se met en ordre de marche pour baisser ses émissions de GES. L'ampleur de la réduction nécessaire impose d'agir sur plusieurs leviers possibles dont celui, prioritaire, de la consommation d'énergie fossile. En effet, le CO2 constitue 80 % des GES et 80 % du CO2 provient de la combustion des énergies fossiles.

Un accord global sur l'après-Kyoto sera conclu lors de la conférence de Copenhague en décembre 2009.

Fin 2008, l'union européenne a approuvé le paquet climat-énergie qui fixe les objectifs suivant à l'horizon 2020 :

  • réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre,
  • augmentation de 20 % de l'efficacité énergétique, 
  • part de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale de l'UE

Ce dernier objectif se voit décliné pour la France à 23 %.

Pour l'atteindre, le comité opérationnel « énergies renouvelables » du Grenelle Environnement a élaboré un scénario de développement des énergies renouvelables à l'horizon 2020.

Le photovoltaïque y joue un rôle clé avec un objectif de 5040 MW (MegaWatt) déployé en 2020, la situation en 2009 étant d'environ 250 MW.

La contribution directe de votre projet

La puissance en KW (KiloWatt) de votre projet incrémente le compteur de MW photovoltaïque déployé en France qui incrémente à son tour celui de la part d'énergie renouvelable dans notre consommation énergétique totale qui, lui, incrémente le compteur de réduction d'émission de CO2 qui contribue directement à la baisse de la concentration des GES dans l'atmosphère afin d'atteindre les 450 ppm eq CO2 nécessaires pour rester sous la barre des 2 °C.

 Taxe carbone

La taxe carbone est une taxe environnementale sur l'émission de dioxyde de carbone, gaz à effet de serre qu'elle vise à limiter, dans le but de contrôler le réchauffement climatique.

Pour être efficace, la taxe carbone devrait être fixée à 32 euros la tonne de CO2 en 2010, puis être augmentée constamment afin d'atteindre 100 €/t CO2 en 2030. Ces chiffres, cités par la commission Rocard, sont tirés du rapport Quinet publié en 2008.

Une centrale photovoltaïque permet la réduction directe des émissions de CO2 et représente par conséquent une source potentielle très intéressante de réduction de la taxe carbone pour son propriétaire.