Quelles sont les ruptures amenées par la RT2012 et le Grenelle 2 ?
Quels types de bâtiments sont impactés par le Grenelle 2 ?
Quel est le principe fondateur du Grenelle 2 pour le financement des travaux ?
Qu'est-ce que la garantie de performance énergétique ?
Que devez-vous faire en priorité avant de vous lancer dans un projet énergétique ?
Quelles sont les 4 compétences élargies à maitriser pour réussir un projet énergétique ?
Qu'est-ce que l'approche globale de l'énergie ?
A quoi sert la labellisation/certification énergétique des bâtiments ?
Pourquoi est-il essentiel de prendre en compte le comportement des usagers ?
Ils sont colossaux. Titre premier de la loi, le bâtiment constitue le chantier fort du Grenelle 2. Deux cents points de la loi le concerne et 20 décrets d'applications sont attendus fin 2011.
Compte tenu des enjeux liés à ce programme, le gouvernement a jugé nécessaire que le chantier fasse l'objet d'un pilotage spécifique. C'est le Plan Bâtiment qui a été adopté en janvier 2009.
On retrouve dedans la majorité des thèmes du Grenelle 2 appliqués aux bâtiments, ceci afin de limiter globalement leur impact environnemental (green rating) : air, bruit, déchets, eau, énergie et climat, santé.
Parmi eux, la priorité est donnée à la réduction des consommations énergétiques. D'où la nouvelle règlementation RT2012 déjà en vigueur pour les bâtiments neufs et la montée en puissance de la règlementation pour les bâtiments existants afin d'atteindre l'objectif de réduction des consommations voté dans la loi du Grenelle 1 : -38 % en 2020.
Conséquence de l'ampleur du dispositif mis en place, qui va s'accentuer dans les années à venir, la valeur actuelle du patrimoine bâti est d'hors et déjà impactée par le Grenelle 2. Les responsables de patrimoine immobilier doivent définir dés aujourd'hui leur stratégie de pérennisation de cette valeur.
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Les constructions neuves aussi bien que les bâtiments existants.
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Financer les investissements par les économies d'énergie réalisées. Cela implique deux conséquences essentielles :
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C'est l'outil central du Grenelle pour favoriser le financement des travaux énergétiques. L'idée étant de rentabiliser leur investissement par les gains réalisés sur les factures d'énergie.
Or cela est possible seulement si ces gains sont « garantis » au préalable.
Le principe de contractualisation de la performance énergétique bouleverse les techniques, les métiers et les méthodes actuelles du bâtiment. On voit apparaître les premiers outils de formalisation d'engagement, par le biais notamment des Contrats de Performance Energétique (CPE). Certaines assurances pionnières lancent également des premiers produits de garantie des économies d'énergie.
La garantie de la performance énergétique en est à ses balbutiements mais au final c'est bien elle qui est recherchée prioritairement par le Grenelle et vers laquelle le secteur du bâtiment tout entier se dirige.
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Il peut être assez naturel d'envisager de se limiter à des travaux d'énergie ponctuels menés individuellement. Réalisés au cas par cas, sur un seul élément du bâtiment, sans penser l'ordre dans lequel les faire, ces travaux peuvent s'avérer inefficace sur le plan énergétique.
Par exemple, changer son système de chauffage sans agir au préalable sur l'isolation du bâtiment limite la réduction possible de la facture énergétique. Et lorsque l'isolation sera réalisée, la chaudière sera surdimensionnée.
La solution la plus efficace reste bien souvent la rénovation énergétique globale du bâtiment, étalée si nécessaire sur plusieurs années afin de rendre possible l'investissement des travaux. Elle se traduit par un programme cohérent de travaux, dans le bon ordre et synergiques.
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Il est essentiel de pouvoir attester de la performance d'un bâtiment. Néanmoins, on peut déplorer le foisonnement et le peu de lisibilité des labels environnementaux actuels ainsi que des coûts de certification non négligeables. Pas facile d'y voir clair et de décider s'il faut s'y lancer ou non.
Le marché travaille actuellement à une clarification de l'offre de certification et à une harmonisation internationale sur la base de référentiels partagés parce que normalisés.
En attendant, choisir la certification doit se faire après une analyse approfondie des attentes du maitre d'ouvrage.
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En matière de performance énergétique, l'approche « tout technique » doit être bannie. Les solutions technologiques doivent tenir compte de leur appropriation par les usagers ; le personnel doit être formé pour apprendre à « vivre la basse consommation ».
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